né le 21 juillet 1922 à Saint-Seine, Nièvre
frère de François Durand Mort pour la France en déportation, fin 1944

déporté du 5 avril 1944 au 5 mai 1945 au camp de Mauthausen

Homologation au grade d’assimilation de sergent le 1° avril 1947
Certificat d’appartenance aux F.F.I. le 8 mai 1952
Attribution du titre de déporté résistant le 28 juin 1953
Validation des services et des campagnes le 6 avril 1954

Matelot timonier puis quartier-maître dans la marine de guerre
Ecole des Apprentis marins de Brest du 5 avril au 31 décembre 1939
Embarqué à bord du cuirassé Richelieu du 1° mai 1940 au 4 mars 1942
Embarqué à bord du pétrolier Garonne du 5 mars au 10 mai 1942
5° Dépôt de Toulon du 10 mai au 15 juin 1942
1° Flottille 30° section de dragage magnétique Atona 2 du 16 juin au 27 novembre 1942
Sabordage de la flotte de Toulon 27 novembre 1942

Marcel Durand

Après le sabordage les hommes ont été confinés au sein de l’arsenal et gardés vraisemblablement par les Allemands. Marcel Durand, secrétaire de la flottille, disposait de documents officiels et de tampons, ce qui lui a permis de confectionner des laisser-passer, peut-on penser. Il faisait des sorties dans un esprit de bravade et de soif de liberté d’un jeune homme de 20 ans. Il fut repris plusieurs fois et recommençait à chaque fois. Puis les marins ont été embarqués dans un train dont la destination annoncée était Le Mans. Après avoir roulé plusieurs heures, le train s’est arrêté à la gare de Moulins dans l’Allier, non loin de Bourbon-Lancy. Voyant cela, Marcel Durand, a décidé de descendre du train côté voie, car les quais étaient gardés par les Allemands. La chance lui a souri. Il a alors demandé à un cheminot si un train était en partance pour Gilly-sur-Loire, gare encore plus proche de Bourbon. Il a voyagé en compagnie de trois soldats allemands qui ne se sont pas inquiétés de la présence d’un marin français en uniforme. Arrivé à destination, il a pris le car qui faisait la liaison avec Bourbon. Il est descendu place de la République, toujours en uniforme. Il a rejoint le domicile de ses parents qui était 22 rue Floréal. C’est là qu’il a pris la décision de combattre l’occupant.
Démobilisé le 6 décembre 1942

Ouvrier à l’usine Puzenat en 1943

Activités dans la Résistance
du 10 décembre 1942 au 30 septembre 1943
F.U.J.P. groupe ville de Bourbon-Lancy, adhère par l’intermédiaire de Marcel Turpin
recruteur local, distribution de tracts
grade de caporal
du 1° octobre 1943 au 13 janvier 1944
F.T.P.F., adhère par l’intermédiaire d’André Rey
maquis Lucien Sampaix, Maringes, Bourbon-Lancy
chef de groupe adjoint (caporal-chef) puis chef du 1° groupe (sergent)
ravitaillement en vivres et armes entre Beaulon, Allier et Bourbon-Lancy
embuscade au carrefour des Alouettes contre la Felfdgendarmerie de Paray-le-Monial
A mis ses connaissances militaires au service de ses camarades afin de leur donner l’instruction élémentaire qui leur faisait défaut.

Arrêté le 13 janvier 1944 lors de l’attaque du camp Lucien Sampaix par la Felfdgendarmerie de Paray-le-Monial
Détenu à la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial pour interrogatoire avec coups et tortures du 13 janvier au 17 janvier 1944
Interné à Chalon-sur-Saône du 18 janvier à fin mars 1944 pour interrogatoire par la GestapoI
Interné à Compiègne du 1° mars au 5 avril 1944
Déporté à Mauthausen où il arrive le 8 avril 1944
Affecté au Kommando Linz 1 le 15 juin 1944
Affecté au Kommando Linz 3 le 25 juillet 1944
Se libère avec les autres déportés le 5 mai 1945
Pris en charge par la 3° Armée américaine
Rapatrié par Longuyon et Paris et revient le 23 mai 1945 à Bourbon-Lancy

Marcel Durand2

A dressé des attestations d’appartenance à la Résistance pour :
André Cantat, Marcel Drives, André Torino
A rédigé les compte-rendus d’acitvité du camp Lucien Sampaix