Résistants de Bourbon - Lancy

03 mars 2016

Deux adultes et quatorze jeunes morts pour leur engagement

 

Monument aux morts de Bourbon-Lancy

 

 ==========  Résistants de Saône et Loire ==========

Treize Résistants demeurent à Bourbon - Lancy au moment de leur arrestation
Deux étaient des adultes de 35 et 54 ans
Neuf étaient âgés de 19 à 24 ans
Trois vivent dans d'autres communes et ont été arrêtés à Bourbon - Lancy

Quatre Résistants ont été fusillés
Douze Résistants sont morts en déportation en Allemagne
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« A la mémoire des Bourbonniens morts en déportation »

 Natifs et résidant à Bourbon – Lancy

 DRIVES Marcel

 MOREAU Auguste

 Natifs et ne résidant pas à Bourbon – Lancy

 BELIN Benoît Marie

 RICHARD Louis Joseph Jacques

 Résidant à Bourbon – Lancy

 ANDRE Philibert

 DURAND François

 GONNET Jean – Marie

 PARENT Francis

 PIERRE Etienne

 THEVENET Georges

 TORINO André

 

La répression allemande s'abat sur la Résistance de Bourbon-Lancy durant les quatre premiers mois de l'année 1944

Le 13 janvier 1944 neuf personnes sont arrêtées dans le Bois de Maringes où est établi le Camp Lucien Sampaix
Une sera exécutée, cinq mourront en déportation, trois survivront à leur déportation en Allemagne
Pierre Bouiller (fusillé)
Marcel Drives, Henri Gonnet, Fernand Perret (morts en déportation)
Georges Pommier, André Torino (morts en déportation)
Georges Bonjour, Marcel Durand, Alexandre Reitzer (survivants)

Le même jour sont arrêtés à leur domicile
Pierre James (responsable du maquis Lucien Sampaix) et René Ernest Sotty (fusillés)

Du 12 janvier au 27 avril sont arrêtés :
Philibert André, Georges Cantat, François Durand, Auguste Moreau, Francis Parent,
Etienne Pierre, Georges Thévenet (morts en déportation)


Le site présente leur parcours en Résistance à partir de l'étude des dossiers des Résistants détenus au Service Historique de la Défense de Vincennes, série GR16P. 

D’autres dossiers sont conservés au Bureau des archives des victimes des conflits contemporains de Caen.

Les dossiers consultés renferment des demandes de droits pour faire reconnaître la qualité d'Interné Déporté, membre des Froces françaises de l'intérieur ou de la Résistance intérieure française (questionnaires, témoignages). Les documents parfois incomplets ne permettent pas de reconstituer tout un parcours en Résistance. Ils indiquent les dates d'entrée dans la Résistance et d'arrestation, parfois le nom du recruteur. Certains sont plus renseignés et fournissent des informations précieuses.

Les dossiers des Résistants survivants ayant fait reconnaître leur action sont détenus par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre.

 

Monument de Maringes

 

 Sources bibliographiques

1940 – 1944 dans les cantons de Bourbon-Lancy, Chevagnes, Dompierre-sur-Besbre,
Issy l’Evêque
ouvrage collectif édité par le comité Anacr de Bourbon-Lancy 2011

Mémorial de la Résistance en Saône et Loire – Bibliographie des Résistants – André Jeannet
JPM Editions 2005

Les Fusillés 1940 – 1944 – Dictionnaire bibliographique des fusillés et exécutés par condamnation et comme otages guillotinés en France pendant l’Occupation – Claude Pennetier, Jean-Pierre Besse, Thomas Pouty, Delphine Leneveu
Les Editions de l'Atelier 2015

Depuis le 1er janvier 2017, 1 319 visiteurs ont consulté 2 171 pages
Merci de l'intérêt pour ce site

Since July 2017 attendance has increased.
Several Americans have visited the site.
I do not know the reason for this infatuation.
They were able to discover what the Resistance to the German occupation was.
Death was too often the result of this struggle
Thanks for this interest

 


Camp Lucien Sampaix

Région militaire D
Département de Saône et Loire       
Formation paramilitaire FTPF          
Unité militaire FFI homologuée

 

Stèle Maringes Bourbon-Lancy

 

Situation : bois de Maringes, Bourbon-Lancy, Saône et Loire
Effectif : 35

Compte-rendu d’activités rédigé par M Marcel Durand le 9 octobre 1951 à la demande du commandant de la 7° région militaire de Dijon

4 novembre 1943
création d’un maquis à Maringes, Bourbon-Lancy dont la préparation a duré 8 jours.
En trois semaines, 5 hommes ont construit une baraque pour 20 hommes    

15 décembre 1943
embuscade contre la Felgendarmerie de Paray-le-Monial aux Alouettes, opération annoncée le même jour par le groupe ville
Durant 7 heures, 4 hommes ont attendu pour réaliser l’opération qui n’ a pas obtenu de succès

18 décembre 1943
renseignement sur l’installation du poste DCA de la montagne de Mont, opération préparée en une journée et réalisée en deux heures par 2 hommes
Le dispositif est repéré ; les résultats sont transmis au chef départemental Mercier à Saint-Vallier

24 décembre 1943
transport d’armes de Beaulon au maquis de Maringes, opération préparée pendant trois jours et exécutée en six heures par 2 hommes
armement récupéré : 2 mitraillettes, 6 grenades, 500 cartouches de 9 mm

13 janvier 1944
le maquis est cerné à 10 mètres. Un combat est engagé pendant 6 heures par 9 hommes
bilan : 7 arrestations sur place, le chef est arrêté à son domicile,  2 évadés

Groupe Combat de Bourbon - Lancy

 

Chef de secteur

René Chandelier de Paray-le-Monial – Mort pour la France

Chef local

Etienne Pierre – Mort pour la France

Chefs de groupe

Francis Parent – René Sotty – Marcel Turpin – Morts pour la France
Barthélémy Boulot – Jean Fabre – Gonneaud - Etienne Lamy
René Moreau – survivants

 

Activités

Source : note rédigée par les chefs de groupe survivants Boulot, Fabre, Lamy, Moreau le 10 octobre 1944 à Bourbon-Lancy, Saône et Loire

Attentat Jean Loup tué le 20 octobre 1943
Attentat Mathis (4 tentatives)
Attentat Froment
Organisation du maquis de Maringes avec Maurice Colin
Enlèvement de l’auto de Mathis à l’hôtel de la Poste
Jeunes réfractaires du Service du Travail Obligatoire et travailleurs en Allemagne ou permissionnaires d’Allemagne, mis en sécurité pour être soustraits aux opérations de police
Fabrication de fausses cartes d’identité et de certificats de travail
Distribution de cartes alimentaires aux réfractaires
Apposition d’affiches et distributions de tracts
Apposition de tracts chez les collaborateurs
Distribution de journaux : Combat, Libération, Franc-Tireur
Attentat sur la voie Chizeuil – Perrigny (2 ponts sautés)
Transports d’armes
Envoi d’avis aux jeunes gens astreints au S.T.O.
Ravitaillement du Maquis en vivres et en vêtements
Surveillance des Bourbonnais suspectés d’intelligence avec l’ennemi et de collaboration
Passage ligne de démarcation aux patriotes

Régiment Valmy

Région militaire D                 
Département de Saône et Loire

Le régiment Valmy a été créé en juillet 1944 par l’état-major départemental.
Composition :
5° bataillon : maquis de la Faye ou Lucien, de Clessy, des Brûlés, de Rigny-sur-Arroux, Simon, compagnie Stalingrad
6° bataillons : compagnies Morin, Joseph, Bob, Simon
Il réunissait des unités FTP et AS

La  2° compagnie, du 5° bataillon commandée par le lieutenant Georges, maquis de Clessy, a compté une centaine d’hommes.

Elle a participé à la bataille de libération d’Autun les 8 et 10 septembre 1944 et à différentes opérations contre des convois allemands entre Gueugnon et Bourbon-Lancy (Neuvy-Grandchamp et Chalmoux).

Deux groupes de volontaires de la région de Bourbon-Lancy et de Marly-sur-Arroux ont été réunis à Nemours, proche de Paris pour former l’escadron du Charolais. Après un mois d’instruction, l’escadron rejoint Tarbes au début de décembre 1944. Il devient le 3° escadron du 1° régiment de Bigorre qui deviendra le 2° régiment de Hussards. L’escadron charolais entre dans la composition du 1° escadron du 2° Hussards.
Le régiment effectue la surveillance de la frontière italienne durant l’été 1945. A l’automne il part en Allemagne pour participer aux forces d’occupation dans le pays de Bade. Il y est dissout en février 1946.

BOUILLER Pierre

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Né le 15 juin 1923 à Lucenay-les-Aix (Nièvre)

Fusillé le 17 mars 1944 à Dijon (Côte d’Or)

 

Forgeron

Résistant, membre du Front National
puis des FTPF

 

Pierre BOUILLER

 

Certificat d’appartenance aux F.F.I. le 16 août 1948
Attribution du titre d’interné résistant le 5 juillet 1951
Validation des services et campagnes le 19 juin 1952
Homologation au grade d’assimilation de sergent-chef le 30 septembre 1952

Fils de Guillaume Bouiller, journalier et de Marthe Bachelier, ménagère, Pierre Bouiller, célibataire, maréchal-ferrant résidait à Bourbon-Lancy.

Avec une douzaine de jeunes gens il forma un groupe appelé « Jeunesse Libératrice de France » qui à la fin de l’année 1942 prit contact avec le Front National. Chef du maquis FTPF de Maringes à Bourbon-Lancy dit camp Lucien Sampaix, du nom du dirigeant communiste, Pierre Bouiller fut arrêté le 13 janvier 1944 par la Feldgendarmerie pour « activité de franc-tireur, responsable d’un camp de terroristes et dépôt d’armes ».
Il est condamné à mort le 7 mars 1944 par le tribunal militaire allemand FK 669.
Il a été fusillé le 17 mars 1944 à Dijon. Il allait avoir 21 ans.

Extrait du dossier de demande d’attribution de grade, d’assimilation, de validation des services et campagnes et homologation de blessures de guerre présentée par un Déporté ou Interné de la Résistance, rempli par Guillaume Bouiller, père de Pierre Bouiller

« De juin 1940 au 4 novembre 1943 il a exercé son métier de forgeron chez Béraud et Coquard  à Bourbon-Lancy.
Il adhère au Front National le 1er juin 1943 par l’intermédiaire de Marcel Durand. Il y est recruteur tout en continuant à travailler. Il participe à la distribution de tracts et à toutes actions locales de démoralisation. Le 4 novembre il intègre le maquis de Maringes, camp Lucien Sampaix. Il est nommé sergent-chef par Pierre James et devient chef de groupe, commandant le maquis qui compte neuf hommes. Il est arrêté le 13 janvier 1944 par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial qui a investi le camp. »


JAMES Pierre dit Henri

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Né le 2 novembre 1909 à Beaulon (Allier).

Fusillé le 17 mars 1944 à Dijon (Côte d’Or)

 

Electricien

Membre du parti communiste clandestin, responsable du Front National  pour la région de  Bourbon-Lancy, FTPF

 

Pierre JAMES dit HENRI

 

Certificat d’appartenance aux F.F.I. le 22 avril 1950
Homologation au grade d’assimilation de sous-lieutenant le 30 octobre 1950

Fils d’Alphonse James, musicien et de Maria Lapointe, sans profession.
Pierre James s’était marié le 30 avril 1938 à Bourbon-Lancy avec Michelle Maupas.
Il fut le fondateur du Front National (FN) à Bourbon-Lancy et du maquis FTPF Lucien Sampaix installé dans les bois de Maringes à Bourbon-Lancy. A la fin de 1943, ce maquis comptait huit hommes jeunes. Bien qu’avertis du risque d’une attaque allemande, ils ne décidèrent pas d’évacuer le camp. A l’aube du 13 janvier 1944, huit maquisards furent faits prisonniers et déportés dans différents camps d’où cinq ne revinrent pas.
Pierre James horriblement torturé à Bourbon-Lancy, fut transféré à la prison de Dijon. Condamné par le tribunal allemand de Dijon FK 669 le 7 mars 1944, il a été fusillé à Dijon-Montmuzard avec Pierre Bouiller à 6h48. Il avait 34 ans et 4 mois.
Une stèle érigée sur le site de Maringes rappelle l’arrestation des maquisards. Le nom de Pierre James figure également sur le monument aux morts de Bourbon-Lancy et sur le Mur des 126 fusillés de Dijon.

Il adhère au FTPF le 1er septembre 1942 par l’intermédiaire de Bourchard dit « Allain » qui mourra en déportation. Il est nommé le 1er juillet 1943 à Chalon-sur-Saône par le Comité militaire régional chef de maquis avec le grade de lieutenant. Au moment de son arrestation il était chef du secteur de Bourbon-Lancy FTP sous les ordres de Léon Laudet chef départemental Zone nord.

A organisé depuis septembre 1942 les groupes du Front National devenus par la suit des groupes FTPF après un armement sommaire. Puis dès janvier 1943 il passe à l’acte avec son groupe détruisant récoltes et matériels divers destinés à l’ennemi. A récupéré lui-même deux mitraillettes allemandes au cours d’une opération de récupération et organisé un terrain de parachutage à Cronat. Grâce à son énergie et son adresse a su se procurer les plans d’observation allemands de la Montagne de Mont.

Il est arrêté à son domicile le 13 janvier 1944.

Motif de l’arrestation d’après le dossier judiciaire allemand :
« Coupable de s’être laisser entraîner à adhérer à un groupe de Résistance »

Rapport de Durand et Aubert relatif au décès de M James Pierre
Fusillé par les Allemands le 17 mars 1944

«  Le 13 janvier 1944 à 1 heure du matin, les Membres de la Gestapo, se sont rendus au domicile de M James, électricien à Bourbon-Lancy « La Meurette » et ont procédé à son arrestation.
M. James, ancien FTP, membre de la Résistance s’occupait de l’entretien et du ravitaillement des jeunes gens qui avaient formé depuis quelques mois le maquis dit de Maringes (Maquis Lucien Sampaix) .
M. James arrêté a été transféré à Paray-le-Monial, à Chalon-sur-Saône puis à Dijon.
Interrogé et torturé de nombreuses fois par les Allemands, il a été fusillé le 17 mars 1944 comme membre actif de la Résistance. »

 

Attestation de Léon Laudet
Capitaine F.F.I. ex-responsable F.N. et F.T.P. en Saône et Loire

« Le lieutenant James Pierre appartenait au Maquis Lucien Sampaix, situé dans le bois de Maringes à Bourbon-Lancy.
Le lieutenant James était dans la Résistance en septembre 1942 et assurait le commandement du maquis depuis sa formation.
Il s’occupait du ravitaillement, tant armes que vivres, il a procédé avec son Maquis au sabotage du matériel de battage, puis organisa un terrain de parachutage à Cronat. D’autre part réussi à se procurer les plans de l’Observatoire Allemand de la Montagne de Mont, en vue d’une action future.
Le lieutenant James arrêté le 13 janvier 1944 par la Feldgnedarmerie de Paray-le-Monial, fut jugé et fusillé à Dijon le 17 mars 1944. »                    
Fait à Dijon le 8 février 1950

SOTTY René Ernest

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Né le 11 juin 1921 à Bourbon-Lancy (Saône et Loire)

Fusillé le 23 février 1944 à Dijon (Côte d’Or)

        

Commis des PTT

Résistant Mouvements Unis de la Résistance et Combat

 

René Ernest SOTTY

 

Attribution du titre d’interné résistant le 27 avril 1953
Validation des services et campagnes le 9 juillet 1953

Fils de Jules Sotty, agent d’assurances et de Lucie Sotty, sans profession, vivait à Bourbon-Lancy. Résistant, il était membre des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) et du réseau Marc Breton (Combat) depuis septembre 1941. Réfractaire au Service du travail obligatoire (STO), il était agent de liaison de son groupe.
Il fut arrêté le 13 janvier 1944 par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial pour « activité anti-allemande et actes de franc-tireur ». Incarcéré à Chalon-sur-Saône puis à Dijon, il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 669 de Dijon le 16 février 1944.
Il a été fusillé le 23 février 1944 à Dijon, il allait avoir 23 ans.

Motif de l’arrestation d’après le dossier judiciaire allemand :
« Franc tireur »

Extrait du dossier de demande d’attribution de grade, d’assimilation, de validation des services et campagnes et homologation de blessures de guerre présentée par un Déporté ou Interné de la Résistance, rempli par Jules Sotty, père de René Sotty

« Mon fils était commis des PTT. Désigné par son administration pour le travail obligatoire en Allemagne, il a quitté son poste pour revenir à Bourbon-Lancy. Il est entré dans la RIF jusqu’au 13 janvier 1944 – à cette date il a été arrêté la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial et emprisonné à Chalon-sur-Saône puis à Dijon. Il a été condamné à mort par le tribunal allemand de cette ville et fusillé le 23 février 1944, ainsi que d’autres résistants. »

Extraits du dossier d’Arrêté Interné destiné à la Commission d’homologation de la résistance intérieure française rempli par Jules Sotty, père de René Sotty

Action résistante :
Date d’entrée dans la Résistance :
septembre 1941      
Quel groupement : Marc Breton           
Fonctions exercées : Liaisons

Arrêté : 13 janvier 1944
Conditions et lieu d’arrestation :
« au domicile des ses parents, rue d’Autun, à Bourbon-Lancy, vers 1 heure du matin »

Indiquez ceux qui sont la cause de votre arrestation ou celle de votre camarade :
« Mathis Pharmacien, Bourbon-Lancy »

Croix de guerre avec palme
Médaille militaire
Médaille de la Résistance

TURPIN Marcel

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Né le 4 mars 1925 à Buzançais (Indre)
Couvreur

Fusillé le 26 mai 1944 au champ de tir de Challuy-Nevers

 

 

Résistant Front National et Organisation Civile et Militaire

Certificat d’appartenance aux F.F.I. le 16 août 1948
Attribution du titre d’interné résistant le 5 juillet 1951
Validation des services et campagnes le 19 juin 1952
Homologation au grade d’assimilation de sergent-chef le 30 septembre 1952

Fils de Claude Turpin, né à Luzy, entrepreneur de bal public et de Pauline Marini, employée des PTT. La famille était domiciliée, 5 rue de Parigny à Nevers. Marcel Turpin résidait tantôt chez ses parents, tantôt chez ses grands-parents maternels à proximité de Bourbon-Lancy.
Il participa à la création de « Jeunesse Libératrice de France ». A la fin de l’année 1942, lors de la scission du groupe et la prise de contact avec le Front National, il assura la liaison avec l’Allier. Il ne fit pas partie du maquis Lucien Sampaix de Maringes. Surveillé et traqué aussi bien à Nevers qu’à Bourbon-Lancy, il se réfugia à Paris. Albert Courvoisier le chargea d’une mission dans la région de Cosne-sur-Loire (Nièvre). Il fut arrêté puis interné à Nevers. Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 669 de Dijon.
Il a été fusillé le 26 mai 1944 au champ de tir de Challuy à Nevers. Il venait d’avoir 19 ans.
Une rue de Varennes-Vauzelles (Nièvre) porte son nom.

Extraits du dossier d’Arrêté Interné destiné à la Commission d’homologation de la résistance intérieure française

« Ayant été à Paris pour se mettre en relations avec Courvoisier (alias Napo) ex-régional O.C.M., celui-ci lui remit un pli pour Léon Chavet (alias Hector) et c’est au domicile de ce dernier qu’il fut arrêté le 11 février 1944 avec le commissaire de Police de Cosne (Nièvre) Benevisse.
Marcel Turpin s’est conduit en courageux patriote malgré les tortures qu’il a subies, il n’a jamais parlé.
C’est encore courageusement qu’il a pris le chemin du Champ de tir à Nevers où il fut fusillé le 23 mai 1944. »

Décoration obtenue

Médaille de la Résistance avec rosette
A été homologué comme F.F.I. au grade de sergent le 6 juin 1944 (septembre 46)

Personnes du mouvement connues dans la clandestinité
André Rey, La Chaumière Bourbon-Lancy (Saône et Loire) - Georges Girard, 154 Fbg de Mouësse Nevers (Nièvre)
Léon Chavet, rue Frédéric Beaulieu Cosne (Nièvre) – déporté à Dachau, disparu

ANDRE Philibert

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Né le 6 septembre 1921 à Maltat (Saône et Loire)
Agent technique des Ponts et Chaussées

Mort le 4 avril 1945 à Gandersheim, Allemagne

 

 

Résistant groupe Combat

 

Homologation au grade d’assimilation d’adjudant le 23 avril 1949
Attribution du titre de Déporté Résistant le 28 novembre 1951
Validation des services et campagnes le 16 février 1952
Certificat d’appartenance à la Résistance intérieure française le 21 mai 1952

Fils de Jean André, journalier et Francine Dumont. La famille était domiciliée à La Vigne Morin en 1921.Il faisait partie du groupe Combat depuis mai 1943. Il a été arrêté le 27 avril 1944 à Bourbon-Lancy par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial pour faits de résistance.
Il a été transféré à Chalon-sur-Saône puis a transité par Compiègne avant d’être déporté en Allemagne au camp de Buchenwald le 17 août.
Il est alors affecté au Kommando de Gandersheim qui fabriquait des carlingues d’avions Heinkel. Certains détenus travaillaient à des travaux de terrassement.
A l’évacuation du Kommado le 4 avril 1945, les malades et ceux qui ne peuvent pas marcher sont exécutés. C’est le sort qui a été réservé semble-t-il à Philibert André. Il avait 23 ans et 6 mois.

Motif inscrit au dossier

« Faisait partie du Groupe Combat »

Extrait du dossier Certification d’appartenance

« Fusillé en Allemagne à Gandersheim »

CANTAT Georges

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Né le 30 septembre 1921 à Bourbon-Lancy (Saône et Loire)

Mort le 14 août 1945 à Paris

 

Pâtissier, puis ouvrier à l’usine Puzenat

Résistant isolé – membre de la FPJ et FUJP

 

Certificat d’appartenance à la Résistance intérieure française le 7 septembre 1949
Homologation au grade d’assimilation de sergent le 5 juin 1950
Attribution du titre de Déporté Résistant le 19 mars 1953
Validation des services et des campagnes le 9 juillet 1953

Fils de Jean-Marie Cantat, manœuvre, et d’Adèle Chandioux, sans profession.
Il est ouvrier pâtissier à Pougues-les-Eaux (Nièvre) en juin 1940. Il revient à Bourbon-Lancy et entre à l’usine Puzenat. Il s’engage comme volontaire dans l’armée le 13 juin 1941. Il est démobilisé le 28 novembre 1942. Il revient une nouvelle fois à Bourbon et reprend un travail chez Puzenat.
Il entre en résistance le 1er septembre 1942. Il fait partie du Front Patriotique de la Jeunesse puis des Forces Unies de la Jeunesse Patriotique. Il transporte et distribue des tracts et ravitaille le maquis de Maringes. Il est arrêté le 25 mai 1944 à son domicile de Bourbon-Lancy par la Feldgendarmerie de Paray-le-Monial. Il est transféré à Chalon-sur-Saône puis Compiègne avant d’être déporté dans le nord de l’Allemagne le 11 juillet 1944, à Sandbostel entre Brême et Hambourg. Il fut peut-être interné ailleurs à son arrivée en Allemagne mais échoua certainement à Sandbostel, lieu de sinistre mémoire de la fin de la guerre. Plus de 10 000 déportés provenant du camp de Neuengamme et des Kommandos de Brême, Hambourg et Wilhelmshaven furent transférés dans ce camp de prisonniers de guerre en avril 45. Les SS interdirent aux prisonniers de porter secours aux déportés sous peine de mort. Il fallut attendre leur fuite pour que les prisonniers prennent en main le camp et organisent des soins aux malades dont le nombre grandissait.
Georges Cantat est rapatrié malade le 3 juin 1945 en France ; hospitalisé le 22 juin à l’hôpital Bichat de Paris, il y décède le 14 août ; il allait avoir 24 ans.

Extrait de l’attestation rédigée par Marcel Durand, sergent FFI

« Georges Cantat appartenait à la résistance groupe FPJ et a rendu des services au groupe FTPF Lucien Sampaix, auquel j’appartenais. »

Extrait de l’attestation d’André Rey du groupe FPJ

« Pendant cette période (septembre 1942, mai 1944) CANTAT Georges fit preuve de dévouement envers la résistance à laquelle il rendit de nombreux services. »